Aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours sentie différente. Mais aujourd'hui, comme cela m'arrive parfois, je ne le supporte plus. De ce que j'ai pu en comprendre, ce n'est pas que les gens ne m'aiment pas. Ils me supportent, ils me tolèrent, ils m'acceptent comme un membre un peu additionnel au groupe, mais ne me comprennent pas. Je suis un mystère, quelqu'un d'un peu inquiétant, auquel, finalement, on n'ose ni ne souhaite se frotter. Instable, mouvante, multiple. Je ne rentre pas dans une case, et cela a quelque chose d'effrayant. Depuis la petite fille "spéciale", je n'ai pas beaucoup changé, j'ai juste appris à camoufler, si bien qu'aujourd'hui, je suis transparente. Et ça me pèse. Ca me pèse que les gens ne cherchent pas à creuser, alors que ma personnalité multiple pourrait être une source de connivence avec nombre de personnes. Ca me pèse de m'attacher aux gens plus que de raison (alors que je suis incapable, devant eux, d'aligner trois mots) et qu'eux me considèrent un peu comme un meuble. Ca me pèse de ne jamais vraiment intégrer un groupe. Ca me pèse de me faire gentiment remercier lorsque je cherche du travail parce que mon profil intrigue, parce qu'on n'arrive pas à me cerner. Je suis fidèle, douce, aimante, ouverte, empathique, passionnée. Je ne suis ni dépressive, ni schizophrène, ni pédante. Juste différente. Pourquoi ne le voyez-vous pas ? Ca me pèse que des gens qui se disent ouverts, tolérants, qui parfois se battent contre toutes formes de discriminations, nous mettent, moi et les "gens comme moi", de côté parce que nous sommes étranges, différents, insaisissables, jusqu'à parfois en dégoûter les gens qui nous entourent. Aujourd'hui, je m'interroge, sur ce que je dois faire, sur ce que j'aurais dû être, sur comment vous paraître, à tous, normale, ou tout simplement aimable. Il y a un fossé entre ce que je suis profondément et ce qu'on voudrait que je sois. Je me suis dit que c'était ma faute, j'ai essayé de changer. On m'a dit de travailler sur moi, que c'était à moi de me conformer au monde, et pas l'inverse. Mais je n'y arrive plus. L'autre jour, j'ai lu que les "gens comme moi" devaient énoncer clairement la réaction que nous attendions des autres, et éviter les périphrases et les sous-entendus. Jouer carte sur table. Alors je joue carte sur table : ceci n'est pas un appel au secours. En revanche, c'est un appel à l'aide.
lundi 27 juin 2016
mardi 24 mai 2016
Protéiforme
Je suis Agathe, je suis Gat, je suis Kwyngat. Je suis aussi
E., C., L. Autant de prénoms que d’identités, d’identités que de personnalités.
Je suis l’hypersensible, la violence et la douceur dans un seul corps. L’intello
qui n’arrive plus à lire, l’artiste qui ne touche plus un crayon, la styliste
qui ne crée plus, la sportive en mille morceaux. Je suis la petite fille, l’enfant, je joue à la femme, à la prof, je
suis une autorité toute relative. Je fus la préparationnaire, l’aspirante à
science po, la littéraire. J’ai tout testé, tout arrêté. Je réussis, mais j’échoue.
J’ai fait du dessin, de la poterie, du cirque, de la gym, du hip hop, de la
course, de l’escalade, du yoga, de la natation, de la peinture, de la zumba, et
tant d’autres choses … Je devais faire S, j’avais envie de faire L, j’avais le
profil pour faire ES, j’aurais peut-être dû partir en art appliqué. J’ai écrit,
j’ai dessiné, j’ai écouté tous les styles de musiques. Quoi, tu t’habilles en
noir et tu n’écoutes pas que du métal ?? J’ai eu tous les looks, ou aucun
en même temps. J’ai eu toutes les coupes de cheveux, toutes les couleurs, sans
jamais m’arrêter réellement sur l’une d’entre elles. J’ai voulu faire tous les
métiers du monde, et je ne sais plus quoi faire aujourd’hui. Je m’intéresse à
tout, je ne suis experte en rien. J’ai 10 000 modèles, 10 000 inspirations,
10 000 univers, 10 000 idéaux. Je n’ai jamais pu intégrer une tribu,
un groupe social quelconque. Trop passionnée, pas assez passionnée. Je ne
trouve ma place nulle part, et nul ne considère que je puisse vraiment avoir
une place quelque part. Qui es-tu ? Que veux-tu devenir ? Tu dois choisir. Dans l’enseignement ou dans la mode ? Les grands ou les petits ?
Dans les tendances ou la créa ? Homme ou femme ? Créateur ou Sport ?
Sportswear ou Activewear ? Tout en même temps ? Pile ou Face ? Noir ou Blanc ? Fille ou
garçon ? Tu n’as pas le profil. Tu n’as pas ta place.
Et bien , je la créerai.
mercredi 2 mars 2016
Intolérante et heuseuse
Hi there
Je fais mon grand retour ici après une longue (très très très longue) absence. Je voulais aujourd'hui vous parler de la façon dont je vis mes intolérances alimentaires, vous montrer qu'on peut vivre ça comme une nouvelle expérience et comme quelque chose de très positif !
*
Junkfood et maux de ventre
Un petit point tout d’abord sur ma situation avant la
découverte de mes intolérances. Depuis que je suis toute petite, j’ai des
difficultés avec les fruits et les légumes. Je ne sais pas trop d’où ça vient,
mais c’est comme ça. Pendant très longtemps, je n’en ai mangé quasi aucun, n’en
admettant que certains et que sous certaines formes (soupes, compotes, et
smoothie, tout ce qui enlève cette horrible texture aux fruits et légumes, par
exemple). Malgré de nombreuses tentatives de la part de ma famille et
des dames de la cantine, rien n’y faisait. Je me nourrissais donc
essentiellement de féculent (majoritairement de pâtes), de viandes et des
produits laitiers, avec quelques gâteaux et pâtisseries de temps en temps. En
bref, pas ce qu’il y a de plus équilibré au monde. J’ai la chance (ou la
malchance, ça dépend des points de vue) comme je l'ai déjà dit, d’être plutôt très mince et de ne pas
prendre de poids malgré la malbouffe. Du coup, je ne me suis jamais remise en
question.
Puis sont venus les maux de ventre. Sans en être à me tordre
de douleur, cela devenait assez gênant pour qu’on s’en inquiète et que je
rencontre plusieurs spécialistes, avec pour seule conclusion « c’est le
stress ». Quelques années plus
tard, hasard des pérégrinations familiales, j’ai fait les tests sanguins pour
déceler les allergies et intolérances. Quelques jours plus tard est tombé le
bilan : intolérance forte aux œufs, au gluten et au lactose.
Difficultés et transformation
Il faut savoir que quand on est intolérant, à un certain
niveau, le seul moyen de faire baisser l’intolérance et d’en amenuiser les
conséquences, c’est de supprimer complétement la substance à laquelle on est intolérant pendant une période assez longue,
avant de (doucement) réintroduire. Le début de mon nouveau régime alimentaire a
été un peu compliqué. Je devais opérer un changement radical en supprimant ce
qui constituait en clair les ¾ de mon alimentation. Je suis donc allée faire un
tour au rayon diététique du supermarché le plus proche (c’était juste avant la
mise en place des rayons « sans » dans les magasins.) et j’ai essayé
de manger la même chose, mais en substituant les produits problématiques (par
exemple, des pâtes à la carbonara avec de la crème de soja et des pâtes sans
gluten). J’ai été, comme tout le monde, surprise par les prix élevés. La chance
que j’ai eu, en revanche, c’est que la plupart des produits sans gluten (les
biscuits par exemple) contiennent des œufs, ce qui a limité mes
dépenses. J’ai donc continué à manger mal, mais sans gluten, sans lait, et sans
œufs. N’ayant pas le temps de cuisiner à cause d’études très prenante, je ne
mangeais que rarement des pâtisseries, et souvent c’était ma mère qui les
confectionnait (et qui continue, ses cookies sont juste une tuerie.) J’ai tenu
comme ça pendant un peu moins de deux ans.
J’ai perdu un ou deux kilos, je les ai repris, bref pour ceux qui
s’imaginent que je fais ça en raison de mon poids, ça aurait été un peu foireux
comme technique.
En revanche, les autres effets sur mon corps ont été rapides
et surprenant : Plus de maux de ventre, moins d’acné, plus d’énergie, moins
de saute d’humeur, et surtout, un sommeil beaucoup plus réparateur. Chose
incroyable pour quelqu’un comme moi qui a toujours été plus ou moins
insomniaque. Bref, je ne suis pas
médecin mais il me semble difficile que tous ces changements interviennent
rapidement et simultanément grâce au hasard ou à un quelconque effet placebo.
Intolérance(s)
Mais ce qui est le plus difficile
à gérer pour ma part, c’est la réaction des gens. Si ma famille et mes amis proches ont été
parfaits (as usual), il n’en a pas toujours été de même avec mon entourage plus indirect. J’ai dû maintes
fois me justifier sur mon régime alimentaire, à cause de plusieurs types de
réaction :
- *
Les remarques sur mon poids. Oui parce que les
gens s’imaginent que je fais un régime pour perdre du poids. Donc je suppose que c’est pareil pour ceux qui
font un régime sans sel ou ceux qui sont allergiques aux crustacés hein. Du
coup, par facilité, j’ai parfois dit que j’étais allergique.
- *Les questions « pièges », de la part
de gens qui pensent que gluten = junkfood. « mais tu vois bien que tu manges du
gluten, vu que tu manges des frites ».
- *Ceux qui pensent que tu fais ça pour te
distinguer, te rendre intéressante, suivre un mode. Ceux là peuvent parfois
être les mêmes que les précédents.
- *
Les grands protecteurs des traditions « Quooa ?
un brownie sans gluten et vegan ? Mais ça n’a plus rien d’un brownie,
pourquoi lui donner ce nom ?? » et qui, eux, mangent des produits
industriels bourrés de conservateurs.
Petit message à ces personnes :
Si manger autrement n’est pas toujours facile, c’est surtout à cause de vous.
Au pire, si vous jugez qu’on se complique trop la vie et qu’on est des pigeons
du marketing, si vous refusez de voir le côté éthique ou médical de la chose,
libre à vous, mais partager votre opinion n’est pas nécessaire et ne changera
finalement pas grand-chose. Les intolérances alimentaires, selon leur
importance et les personnes qu’elles touchent, peuvent aboutir à des réactions
aussi variées que l’acné, les maux de ventre, la dépression, l’asthme ou encore
le cancer des intestins. Mais aussi, comme vous le constatez, à des débats, plus ou
moins stériles. J’ai bien conscience que bien souvent, les gens n’ont pas de
mauvaises intentions : Soit ils sont mal informés, soit ils sont heurtés
dans leur propre mode de vie, soit ils s’inquiètent réellement. Mais je ne vais
pas m’empoisonner parce que vous avez décidé que je suivais juste une mode.
Ouverture d’esprit et perspectives
Outre les résultats
plus que satisfaisants sur ma santé, les intolérances m’ont forcée à me
renseigner et à consommer autrement. De blogs en bouquins, de bouquins en
blogs, j’ai découvert que le mode de vie vegan (ou du moins végé) est moins
inaccessible que je ne le pensais, et surtout plein de perspectives. C’est l’opportunité
de découvrir de nouveaux produits, de nouvelles saveurs, de consommer
autrement, d’être en accord avec sa santé et surtout avec ses valeurs.
Contrairement à ce que l’on peut penser, ces régimes particuliers ne sont pas nécessairement
très chers. Oui, les farines adaptées et les aliments de remplacement sont
toujours un peu plus cher que les farines de base, mais on n’est pas obligé de
les utiliser à tout va. Les produits « sans » et « faux » sont surtout un bon moyen de transition, pour
celui qui, comme moi, doit changer de régime alimentaire du tout au tout assez
rapidement. Par exemple, certains nouveaux vegan vont avoir besoin de faux-mage
pour réussir à ne pas craquer, comme j’ai parfois besoin d’acheter des pâtes
sans gluten. Mais finalement, on apprend surtout à manger autrement, à faire
ses propres gâteaux, à trouver ses propres astuces. Alors bien sûr, ça prend un
peu plus de temps pour trouver les bonnes textures, les bons équilibres, mais
aujourd’hui je n’ai pas l’impression d’être privée de quelque chose et je
ressens assez rarement de la frustration face à un aliment. Plus généralement, cela
m’a fait me renseigner sur les produits d’entretient, sur les cosmétiques, sur
tout un tas de choses simples que l’on peut faire au quotidien avec des
produits naturels et souvent multi-usage, pour consommer moins et mieux.
Alors qu’en est-il
de moi aujourd’hui ? Je me suis progressivement mise aux légumineuses,
puis aux fruits, puis aux légumes. Si je ne mange toujours pas de tout (j’ai
encore du mal avec les légumes vert et tout ce qui est cru, problèmes de
synesthésies toujours pas résolus), je progresse dans ce sens petit à petit, en
camouflant un peu les aliments comme on le ferait avec un bébé. Je ne mange
quasiment plus de gluten, bien que mon seuil de tolérance aie bien baissé, je
ne mange plus d’œufs mais il m’arrive encore de consommer un peu de fromage. J’ai
aussi énormément diminué ma consommation de viande. Si à terme je souhaiterai
être vegan, je ne m’en sens pas encore capable et ce serait actuellement encore
un peu risqué pour mon équilibre. J’ai
aussi appris à prendre du recul sur ce qu’on veut nous faire croire comme étant
bon pour la santé. Vraiment, 3 produits laitiers par jour, pour des adultes ?
Vraiment, s’hydrater le visage avec de la pétrochimie ? De même, je ne
suis pas une anti-gluten radicale, par exemple, je m’interroge juste sur le
croisement intensif du blé, sur sa sélection et sa surconsommation. Il s’agit
de rester mesuré, de s’interroger sur ce qui objectivement ne peut pas être bon
pour nous, d’écouter son corps et de
rester en accord avec son éthique, sans se culpabiliser à l’extrême si ce n’est
pas toujours le cas. J’ai découvert
beaucoup de choses et je suis vraiment
ravie d’avoir eu ces quelques soucis sans lesquels je n’en serais, de toute
évidence, pas là.
*
dimanche 13 avril 2014
Moi aussi je suis une femme.
Bon, je sais bien que ça ne se fait pas de commencer un blog par un coup de gueule. Mais ce sujet me tient vraiment à cœur.
Depuis quelques années se tient une lutte contre les diktats de la mode qui prôneraient l'extrême minceur, et en particulier contre l'anorexie. Au contraire, on a pu voir sur le net une valorisation des formes, des femmes rondes, et tout cela est très bien. Cela a pu aider bon nombre de femmes à accepter et à aimer leur corps.
Le problème, c'est que cette valorisation des courbes, affichées comme symboles ultimes de la féminité, a conduit à l'effet inverse. Alors que l'on pousse les femmes rondes à accepter leur corps sans se fier à une "norme" trop contraignante, les femmes "maigres" sont au contraire en proie aux commentaires culpabilisants, voire carrément insultants. Vous voyez la contradiction ?
Je fais partie de ces filles maigres. Je suis née fine, j'ai grandi fine, j'ai toujours été comme ça. Il n'y a pas de raisons à ça, c'est ma morpholgie J'ai ce fucking inutile thigh gap, dont certaines filles rêvent, sans l'avoir voulu. En contrepartie, j'ai peu de poitrine. Je mange à chaque repas, en quantité suffisante, je suis plutôt gourmande et non, je ne me fais pas vomir. Je suis en bonne santé et je ne me met pas en danger. La seule "excuse" que l'on peut me trouver depuis 6 mois, c'est mon alimentation sans gluten, qui, c'est vrai, me fait limiter la junk food. Mais maigre, je l'étais déjà avant.
Je fais donc partie de celles de qui on peut lire "pitié, qu'on lui donne un biscuit" et autres propos de ce type. Des personnes très proches de moi me tiennent le même discours, persuadés que je m'affame, que "de toute façon " j'ai un petit appétit, que je fais trop attention à ma ligne, et j'en passe. Parfois, ce discours part d'un bon sentiment. On s'inquiète pour moi, on ne veut pas que je m'affame, que je mette ma santé en danger. Parfois, c'est un mécanisme de défense de la part des femmes pulpeuses qui, j'en ai bien conscience, s'en prennent encore parfois plein la gueule. Peu importe la raison, c'est lassant. Vraiment. Je n'en peux plus de ces discours culpabilisant sur les filles trop minces. Je n'en peux plus qu'on me taxe d'anorexie dés que j'ai les traits tirés par la fatigue.. Je ne supporte juste plus de voir des photos de rondes accompagnée d'un "ça ce sont des vraies femmes, pas des sac d'os!". Je n'ai pas de formes, pas de rondeurs, et vous savez quoi ? Je m'en fous. Je m'aime comme je suis, filiforme,et je ne veux pas qu'on m’empêche de m'accepter en me retirant ma féminité sous prétexte qu'il faut avoir des formes pour plaire à Monsieur. Personnellement je n'ai pas l'impression d'être malade ou d'avoir un physique masculin. Mon copain n'a pas l'air de se plaindre de ma maigreur. Je suis bien avec mon corps et je veux le rester. Ne remplaçons pas un discours culpabilisant par un autre.Laissez les gens être comme ils sont si ils s'acceptent ainsi et ne se mettent pas en danger. Moi aussi je suis une femme.
Présentation
Cette photo fera l'affaire le temps que je trouve un portrait décent
Bonjour à toutes et à tous !
Je fais mon entrée dans la blogosphère dans les règles en commençant par la présentation de rigueur. Vous pouvez m'appeler Agathe. Je suis étudiante en mode et j'ai 22 ans. J'ai aussi une licence de lettres modernes. J'habite à Lille. En dehors de la mode, j'aime lire, dessiner, cuisiner, courir en forêt aller au théâtre et dans des expos ... Mais je n'en ai pas toujours le temps.
J'ai pas de style défini, j'aime des tas de choses, j'ai des influences complètement différentes. J'ai les cheveux longs et turquoise un jour, court et châtains le lendemain (L'inverse et plus difficile, je suis pas Nymphadora Tonks, à mon grand désespoir.) Je peux être girly en talons de 12 ou garçonne en baskets. Je suis bordélique mais perfectionniste. J'écoute de la musique douce un jour et du métal le lendemain. J'aime le minimalisme et l'accumulation. Les ananas et les lamas. Et surtout, surtout, faire des listes.
Alors, concrètement, je ne sais pas pourquoi je fais ce blog. Ma vie est pas spécialement passionnante. Je ne suis spécialiste de rien. Juste une grande envie de partager. Quoi ? On verra bien. Mes plans mode ou beauté, mes recettes de cuisine sans gluten ( Si toi aussi t'es allergique tape dans tes mains *clap clap* ), mes expériences intéressantes, et quelques bribes de ma vie .
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